Master pro (M2) Droit du cyber-espace africain Description de la formation

 Public cible et objectif de la formation

1. Public cible

Cette formation est de ce fait ouverte à des apprenants des pays de la Francophonie en formation initiale et en formation continue, titulaires de la maîtrise en droit ou de tout diplôme jugé équivalent par le comité de sélection. Sont particulièrement visés les professionnels des administrations étatiques (juges, hauts fonctionnaires,…), les professions libérales (notaires, avocats, conseillers juridiques), les cadres des banques et de la finance, les professionnels du commerce, les membres de la société civile.

Pour l’année 2017-2018, le cursus est prioritairement réservé aux ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique Centrale et d’Océan indien. Un dispositif d’allocation d’études à distance est prévu pour certains candidats en formation initiale grâce au partenariat de l’Agence universitaire de la Francophonie.
Des candidats de ces pays, qui n’ont pas pu être bénéficiaires de bourses de l’AUF, peuvent être retenus par le jury de recrutement, selon des conditions financières particulières.

2. Objectifs de la formation

L’objectif principal de cette formation est de :

  • former les apprenants à la problématique de la gestion des questions juridiques relatives aux technologies de l’information et plus particulièrement à celles du cyberespace ;
  • donner aux apprenants les outils indispensables à la compréhension et à l’analyse des enjeux juridiques liés à l’avènement de la société de l’information ;
  • répondre à une demande des Etats africains en compétences au confluent du droit, de la stratégie, de la communication et de la technologie, capables de comprendre les problèmes techniques du cyberespace et d’y apporter des solutions juridiques adéquates, maîtrisant les nombreux aspects juridiques qu’impliquent le développement et la réussite de leurs projets technologiques et qui soient à la pointe des développements législatifs et jurisprudentiels internationaux ;
  • permettre aux apprenants d’acquérir des connaissances juridiques et managériales les rendant capables de concevoir, réaliser et mettre en œuvre des projets liés à la société de l’information, afin d’assurer une bonne articulation entre le global et le local.

 Dispositif de formation

1. Ressources

La formation est dispensée par un panel diversifié d’universitaires et de professionnels africains. Ce panel regroupe pour une large part des universitaires d’origine africaine qui ont acquis une compétence reconnue dans le domaine du droit des TIC.

Le Master 2 Pro Droit du Cyberespace africain s’appuiera en outre sur consortium pédagogique composé par des universités africaines et des universités européennes et canadiennes. Ce consortium permettra de renforcer l’équipe pédagogique de la formation et de diversifier les ressources pédagogiques dont disposeront les apprenants.

2. Conditions de la formation

Le Master 2 Pro Droit du Cyberespace africain est divisé en 60 crédits correspondant à 600 heures d’enseignement à distance, en mode synchrone (rendez-vous en temps réel sur Internet) et asynchrone (travail libre sur Internet), et à la réalisation d’un projet personnel.

Un séminaire en présentiel sera organisé au démarrage de la formation. La formation demande une grande disponibilité et un travail personnel de l’ordre au moins d’une trentaine d’heures par semaine pendant 45 semaines. Les candidats devront donc fournir une attestation de leur éventuel employeur garantissant cette disponibilité.

3. Partie présentielle

La partie présentielle se déroule au début du cycle de formation dans un centre de regroupement. L’objet de ce regroupement présentiel est de permettre de procéder à :

  • La présentation de la formation,
  • Le développement des compétences procédurales : familiarisation avec les outils utilisés dans la formation à distance,
  • La présentation des dispositifs de formation à distance,
  • La présentation du projet de l’étudiant.

4. Enseignement à distance

La majeure partie de la formation se déroule à distance sur 600 heures : six (06) unités d’enseignement sont prévues et sont composées de modules faisant l’objet de tutorat.

La répartition des heures par module se fait de la manière suivante :

  • Les situations de tutorat se déroulent essentiellement en mode synchrone, avec usage de l’asynchrone entre les sessions permettant de donner aux étudiants des consignes relatives à l’organisation de leur travail et à la réalisation de tâches spécifiques.
  • Le tuteur donne des rendez-vous ponctuels pour pouvoir communiquer en temps réel avec les étudiants concernés et vérifier l’état d’avancement de la tâche. Toutes ces activités sont consignées dans le calendrier contrôlé et validé par le tuteur.
  • Les étudiants travaillent en équipe de quatre (04) au plus encadrée par un tuteur qui correspond à leur séminaire virtuel d’appartenance.
  • Chaque équipe fonctionne sur le mode du travail collaboratif et réalise ensemble un mini-projet portant sur une résolution de problème relatif à une situation d’apprentissage.

Projet : 15 heures de suivi individuel par un enseignant

Le projet de formation à distance est à entreprendre sur une base personnelle ou en binôme, avec accompagnement d’un tuteur.

Les différentes étapes du projet sont les suivantes :

  • la présentation du projet au départ, à mi-chemin, en fin de parcours et discussion avec les autres étudiants et les tuteurs en modes asynchrone et synchrone ;
  • la gestion du projet ;
  • la réalisation du projet ;
  • la soutenance avec évaluation du jury composé de l’enseignant accompagnant et d’un autre enseignant.

5. Calendrier

La durée de la formation est de 12 mois : de début janvier 2018 à fin décembre 2018, et prend fin à l’issue des soutenances.

6. Pédagogie

La formation se fera à distance en utilisant les opportunités offertes par Internet. Dans cette perspective, la plateforme MOODLE sera utilisée pour abriter les cours conçus par les enseignants, de même que les différentes activités d’apprentissage. Ces activités d’apprentissage consistent en la résolution de situations problèmes qui mettent les apprenants en situation de concevoir des règles relatives à un aspect de la société de l’information, et de gérer des problèmes découlant de cette société.

En somme, la formation à distance « Droit du Cyberespace africain » est constituée de séminaires spécifiques à chaque module, chaque séminaire étant composé de :

  • Un cours en ligne ;
  • Ressources (documents, sites, etc.) ;
  • Situations-problèmes que doivent faire les apprenants regroupés en équipes de quatre (04) au maximum.

Chaque séminaire comporte :

  • Des réunions synchrones entre les membres de chaque équipe sous l’égide d’un tuteur ; ces réunions se déroulent sur la plateforme de la formation suivant le planning arrêté ;
  • Des réunions synchrones entre les membres de chaque équipe, sans la présence du tuteur. De même, les apprenants ont la possibilité de se réunir sur la plateforme au niveau de leur « espace équipe » ou dans « le foyer » en dehors de toute présence du tuteur afin de travailler ensemble quand ils en éprouvent le besoin ;
  • Du travail asynchrone, qui consiste pour les apprenants à effectuer des dépôts retraits et des visualisations de documents, en plus des échanges de mails.

En outre, les apprenants en formation initiale auront à suivre un stage au sein d’une structure publique ou privée afin de se confronter à la réalité de la mise en œuvre des règles du cyberdroit.

7. Évaluation

Les enseignements de la formation feront l’objet d’une double évaluation.

Un examen terminal sera organisé à la fin de la formation. Il portera sur toutes les unités d’enseignement.

Chaque unité de valeurs fera l’objet d’une évaluation continue durant la formation.

Le rapport de stage ou, le cas échéant, le mémoire sera soutenu.

En pratique, l’évaluation se déroule selon trois formats :

  • Le suivi des séminaires virtuels fait l’objet d’une évaluation sous forme de micro-projets à exécuter ;
  • Mode formation présentielle avec une épreuve sur table pour la vérification des acquis, portant sur les unités d’enseignement de spécialisation ;
  • Mode projet avec un jury, composé d’au moins deux enseignants dont l’un n’a pas accompagné l’étudiant.

Pour les examens sur table et les soutenances, les épreuves se tiennent dans les campus numériques francophones (CNF) de l’Agence universitaire de la Francophonie. Les CNF vérifient la présence et l’identité des apprenants ainsi que les conditions de déroulement des épreuves, selon les procédures qu’indique l’équipe pédagogique en charge du Master.

La note finale est la combinaison de la moyenne des notes obtenues dans les séminaires, de celle de l’épreuve sur table, avec celle de l’évaluation du projet mené par l’étudiant. Le diplôme n’est obtenu que si l’étudiant a obtenu au moins la moyenne à son projet.

 Renseignements complémentaires

Pour tout renseignement complémentaire vous pouvez contacter l’Université Gaston Berger en cliquant ici